PROPOSITIONS SUR LES MIGRATIONS

 

 qu’en pensez-vous ?

 

 

A la fin de l'article six commentaires demandés par les deux signataires

avant sa mise en ligne

 

 

 

Toute question touchant les migrants est à prendre avec précaution. Deux camps se font face aux points de vue diamétralement opposés. On pourrait sommairement  caractériser les extrêmes en disant : ceux qui sont pour refuser toute arrivée de migrants et ceux qui voudraient ouvrir les portes sans limitation.

 

 

Les pays "accueillants ?"
A sein de l'UE, nous le constatons, il semble qu’on ait abandonné l’envie d’un objectif commun : c’est  chacun pour soi. On distingue :

-  Des pays aux portes cadenassées : les Hongrois, les Polonais etc…  Nous constatons que la question des migrants provoque : soit de plus en plus l'arrivée au pouvoir de l'extrême-droite, soit la montée des partis d'extrême droite voulant préserver le statu quo démographique identitaire actuel, soit aussi l’attirance pour des hommes politiques censés être plus protecteurs de l’identité réelle ou symbolique de la population originaire installée depuis plus longtemps dans le pays.

- Les pays aux portes ouvertes involontairement : la Grèce et l’Italie, ils doivent faire face seuls aux afflux des migrants, si ce n’est l’aide de Frontex (cette aide est-elle suffisante ?), mais, pour l’accueil, les deux sont bien seuls.

- les autres, les pays aux portes entre ouvertes : la France entre autres, qui refoule tous les immigrés venant d’Italie. En fait, nous laissons les italiens se débrouiller tout seul. Et pour ce qui nous concerne nous recevons mal ceux qui sont déjà sur notre territoire, ce qui n’est pas acceptable.

- Les pays  ouverts et qui se referment : l’Allemagne A. Merkel a perdu sa majorité sous les attaques  de l'extrême droite. Malgré le nombre, tous ces réfugiés sont bien accueillis, les problèmes soulevés semblent bien moins fréquents qu’en France.

 

La situation en Afrique

Et si l'on en croit les chiffres donnés  par Serge Michaîlof (1) la situation deviendrait très difficile à gérer. S. Michaïlof est l’ancien directeur des opérations à l'AFD (Agence Française de Développement).  Il a été aussi un des directeurs de la Banque Mondiale. Prenons  l'exemple du Niger, pays sahélien par excellence: à son indépendance, le pays comptait environ 3 millions d'habitants.  Dans les années 80, la population atteignait  7 à 8 millions. En 2016, elle atteint 19 millions.

Quel que soit l'évolution du  taux de fécondité, la population sera supérieure à 40 millions en 2035. Entre 2035 et 2050, la  population peut varier de 89 millions si la fécondité est identique à celle d’aujourd’hui (7,6 enfants par femme en âge de procréer) à 63 millions pour un taux de fécondité considéré comme minimum par rapport à la situation actuelle. On peut espérer comme le pensent certains organismes internationaux, que l’élévation du niveau d’éducation des femmes et du niveau de vie global, contribuent à diminuer  cet impact démographique.

 

Le Niger n’est pas la  République Démocratique du Congo , il a un problème majeur comme la plupart des autres pays du Sahel : la pluviométrie. Pour l’agriculture, 400 mm d’eau par au minimum  sont nécessaires.   Au Niger, seul 8% du territoire reçoit cette pluviométrie.  Vous imaginez la situation. En France, la pluviométrie  de 81 à 2010 a été en moyenne de 1451 mm à Biarritz et 515 à Marseille. Les pays d’Afrique sahélienne ne sont pas les seuls concernés par les migrations, bien d’autres pays d’Afrique sub-saharienne  le sont également, ainsi que les trois pays du Maghreb.  Prenons un des pays du Maghreb : la Tunisie, pays le plus en difficulté parmi les trois. En effet, le Maroc se développe mais avec beaucoup d’inégalités, et l’Algérie qui a également beaucoup d’atouts pour réussir, piétine du fait d’une classe dirigeante prédatrice et qui apprécie de rester au pouvoir.

Que peut-on faire ?


PROPOSITIONS : un revenu de base pour des jeunes de 17 à 25/28 ans


Au cours  de la campagne présidentielle,  un candidat, Arnaud Montebourg  a évoqué un plan Marshall   pour l’Afrique. Plutôt qu’un plan Marshall qui s’adresserait aux Etats, ne vaudrait-il pas mieux en faire bénéficier les individus ou tout du moins une partie de la population ?

Plusieurs pays du Sahel ne pourraient-ils pas mettre en place avec la coopération étroite des bailleurs de fonds,  des programmes de revenus de base (RB) ? 

Des revenus de base pour des jeunes des pays du Sahel  les plus pauvres : Niger, Tchad, Mauritanie.  Et la Tunisie, pays où les jeunes se désespèrent malgré la Révolution qui a chassé Ben Ali.

Des programmes ont lieu en Afrique, en Namibie par exemple. Programme mis en place  dans un village par les églises et les syndicats. Les résultats sont surprenants. Nous devrions nous en inspirer et bien étudier ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Pourquoi ne pas tenter la même solution pour 2  à 3 millions de jeunes de 17 à  25/28 filles et garçons  qui recevraient ce RB pendant deux ans avec une interruption d’un année de versement, certains voudraient que le montant soit réduit la seconde année . Il faudrait que les mécanismes administratifs de distributions, sans doute difficiles à mettre en place, soient bien étudiés, pour que les allocations parviennent bien à ceux qui devraient en bénéficier.


L'UE face à l'afflux des réfugiés.  L’UE a conclu un accord avec la Turquie pour permettre à des réfugiés, essentiellement syriens, de rester en Turquie, pays frontalier de la Syrie. Coût pour l'Europe 3 milliards d’euros, il va être renouvelé.

Le SMIC dans les pays d’Afrique les plus pauvres tourne autour de 45 euros par mois soit environ 30 000 FCFA (540  euros par an). Cette somme serait versée pendant 2 ans puis d’autres en bénéficieraient à la suite. Si 5 millions de jeunes de 17 à 25/28 (moitié de filles, moitié de garçons) bénéficient de ce RB dans les 4 pays du Sahel le total nécessaire serait de  2,25 Mrds d’euros par an.

On y ajouterait la Tunisie où le SMIC  pour 40 heures est de 117€ soit 1404€ par an. Les jeunes de 20 à 29  ans constituent  19,5 % sur  une population de 11, 6 millions, 30% d’entre eux seraient au chômage (statistiques datant de 7 ans), soit environ 700 000.  Le montant du RB pour ces 30% serait au total de moins d’un milliard  d’euros.  (Est-ce que le « désir d’Europe » serait enrayé chez ceux qui bénéficieraient de cette allocation ?).

Au total la dépense annuelle serait de 3,25 milliards d’euros à répartir entre les 27 (et pourquoi pas la Grande Bretagne, car si elle refusait, Calais serait le port à destination des côtes anglaises). Cette dépense serait répartie en fonction du PIB de chaque pays.

La France dont le PIB représente  13,8% de l’ensemble verserait 449 millions d’euros par an et la Hongrie (1,29% du PIB des 28) 29 millions d’euros. Est-ce coûteux ?

En France d’après la Cour des Comptes la dépense annuelle pour l’hébergement d‘urgence atteint 1,44 milliard d’euros en 2016 !   (2)

 Les jeunes ne seraient pas livrés à eux-mêmes pendant ces 3 ans. Ils recevraient  en plus de leur formation initiale (les uns sont analphabètes, les autres ont une formation secondaire et un certain nombre sont diplômés de l’enseignement supérieur) une formation  à l’entreprenariat pour qu’un certain nombre d’entre eux puissent non seulement subvenir à leurs besoins mais aussi employer les jeunes de leur âge.

Ces formations existent déjà  en France à l’attention des immigrés, par exemple l’association SIAD forme régulièrement  des immigrés à cette fin.

Ce sujet a été traité dans un article  sur le site  « pupi » « Eléments de Réflexion sur la migration » signé de  Xavier Bilbaut qui a été Vice-Président du SIAD. Cet article était un condensé  de son livre "Choix militant au fil de la vie" (Harmattan).

En conclusion : va-t-on (peut-on ?) rester  les bras croisés ?f

 

 

François Escoffier et Joseph Chantraine 23 mai 2018:

 

Mots clefs: contribution, suggestion,  proposition, solution (?)

 

 

(1) AFRICANISTAN, l’Afrique  en crise  va–t-elle se retrouver  dans nos banlieues ? accompagné d’un bandeau écrit par Erik Orsenna : « un portrait qui fascine  et dérange ». FAYARD

 

(2) ce chiffre comprend le public à la rue et les migrants

 

 

 

 

COMMENTAIRES DEMANDES par les DEUX SIGNATAIRES  à  SIX PERSONNES AVANT  sa MISE EN LIGNE

 

Alfa

J’ai bien lu ton article, intéressant, surtout chiffres à l’appui.

D’un point de vue mécanique, les propositions sont louables et en effet pourraient avoir un impact pour freiner les flux, néanmoins, cela ne fait que résoudre une des conséquences et non pas les causes, ce qui fait que les propositions ne soient que transitoires ou un palliatif.

Il faut surtout se poser la question de la source ou des sources de ces flux (causes). Les flux sont divers et de divers origines.

L’intervention occidentale (européenne et nord-américaine, illégale d'ailleurs) en Irak, par exemple, depuis 2003, a crée une situation d’instabilité au moyen-orient et converti ce pays en zone de non-droit, qui a permis la formation de l’Etat Islamique connu sous « DAESH », c’est déjà une première source de flux (de réfugiés et de migrants).

La seconde intervention injustifiée et illégale , d’un point de vue strictement de la défense et des intérêts français, en Syrie, en tentant de renverser un régime, certes totalitaire, a provoqué une autre vague de réfugiés et de migrants vers l’Europe.

La troisième intervention illégale (en tous les outre passants el mandat de l’ONU) en Libye a crée des conditions a faciliter une troisième vague ou flux vers l’Italie notamment, entre réfugiés et migrants provenant d’autres pays africains.

Pour faire vite, il existe des causes liées à des conflits armés et aussi à des conditions économiques de certains pays, tout n’est pas noir ou blanc dans ces flux.

Il est très important de faire la distinction entre réfugié (personne menacée ou persécutée par ses idées ou au motif d’un conflit généralisé) ou le migrant (non persécuté, souhaitant légitimement avoir une meilleure qualité de vie digne comme être humain). Distinction importante, car le réfugié est forcé de l’être pour des causes qui lui sont étrangères et dans esprit de sauver sa peau; le migrant se déplace plutôt volontairement, même si poussé par une situation économique défavorable et en général provenant de pays peu démocratique et très inégalitaire socio-économiquement parlant.

Malheureusement, les médias et politiques font l’amalgame entre réfugiés et migrants, se qui porte confusion pour le citoyen.

Quant au revenu de base, oui, certes c’est une solution intéressante mais passagère, elle n’est pas structurelle et a l’inconvénient de convertir les bénéficiaires en personnes dépendantes, c’est une mesure, à mon sens, peu émancipatrice et qui ne responsabilise pas le citoyen bénéficiaire; en tous les cas, elle pourrait permettre de contre-carrer les flux mais dans un esprit très consumériste pour les bénéficiaires

Quid aussi du financement? Quid de la question du contrôle et du système démocratique dans ces pays?

A mon avis, la question des réfugiés et migrants doit être traitée distinctement, tout en remettant en question la politique étrangère française (voire européenne) dont les citoyens français sont exclus de toute participation, et de la politique de coopération internationale (philosophie d’entraide versus assistanat).

En effet, les petites expériences doivent servir pour s’inspirer et je partage l’avis qu’une formation des réfugiés ou des migrants déjà sur place pour les responsabiliser faciliterait leur intégration, mais cela ne résout pas le problème (causes) sinon une des conséquences.

J’espère avoir contribué à ta réflexion.

Bonne journée,

 

 

Laurent BERTHET membre du MFRB : Mouvement Français du Revenu  de BASE 

 

Tout ça est très intéressant et l'objet s'inscrit bien dans la mise en place d'un revenu universel et inconditionnel.

Sur le fond, c'est lorsque les Etats mettent en place des politiques publiques destinées aux citoyens que certains mécanismes migratoires peuvent être enrayés.

Je ne comprends pas bien pourquoi limiter à 2 ans avec une interruption d'un an, sachant que les effets se construisent sur plusieurs années :

- je partage le point de vue de Philippe Van Parijs qui soutient que le revenu universel est en fait un vrai capital risque qui incite les personnes à libérer leurs potentiels créatifs et à organiser leurs propres modes de vie puisqu'ils n'ont plus l'épée de Damoclès de l'accès aux besoins d'existence au-dessus d'eux

- donner un réel espoir de futur meilleur à de jeunes gens pleins de projets me paraît assez peu réaliste s'ils savent dès le départ que cela ne durera que 2 ans.

Au global, le revenu universel reste un outil radical au service d'une vision et d'un projet de transformation de la société capitaliste et de consommation.

Dès que tu creuses le sujet (cf. le livre du MFRB Pour un revenu universel), tu vois les questions de justice, d'éducation-formation, de droit à la propriété et de biens communs profondément remises en cause. De même, tu en arrives rapidement à balayer les notions de performance, de croissance, de compétition, de concurrence que tu remplaces par celles d'échange, de partage et de coopération. Et bien sûr, la mise en place d'un revenu universel implique quasi mécaniquement celle d'un revenu maximum plafonné...

Ce qui explique 1/ qu'il y ait une version libérale du RU proche du seuil de pauvreté (qui en réalité n'est pas un vrai revenu universel) et 2/ que les tenants des pouvoirs en place se montrent plutôt d'accord pour les expérimentations puisqu'elles n'ont pas vocation (dans leur esprit) à être pérennisées et qu'elles vont prendre en réalité des années à se mettre en place, autant de temps de gagné pour eux.

 

 

Xavier  BILBAULT

 

J’ai lu avec attention et intérêt votre projet d’article. Rassure-toi, François, j’ai également lu Michaïlof dont j’apprécie beaucoup les analyses. Son livre est une synthèse que je n’avais jamais rencontré…Trêve de compliments, voici mes quelques remarques :

Concernant l’introduction et le premier paragraphe : la situation en Afrique, je suis assez d’accord ; j’aurais peut-être développé un peu la position française qui joue les paradoxes, car certains migrants sont bien accueillis, malgré la démagogie ambiante, si beaucoup sont laissés pour compte ou renvoyés dans leur pays d’origine par l’Etat français. Et aucune politique d’ensemble pour une intégration réussie ne semble se dégager des positions actuelles du gouvernement même dans le cadre d’une politique « quantitative ».

Concernant le second paragraphe et les suivants, je ne suis pas trop d’accord. Les associations françaises ont distribué des fonds dans les villages africains depuis plus de vingt ans en pure perte car, dans la plupart des cas, la contribution personnelle - et la formation – des destinataires de ces dons n’a pas été sollicitée ou proposée. Assurer une distribution de fonds automatiques me parait aller à l’encontre de quelques considérations qui me paraissent essentielles.

  • L’apport financier n’est source de développement et de progrès que s’il accompagne une démarche personnelle et collective des habitants d‘un village ou d’un territoire. La démarche initiale est de susciter des initiatives de progrès, quelles qu’elles soient. Et si les français sont si généreux, qu’ils laissent le portefeuille à la maison, provisoirement, et aillent se retrousser les manches au côté des villageois et chercher avec eux les mini entreprises ou activités ou maraîchage, ou services qui permettraient de se faire de l’argent et de vivre mieux. Certains africains de ma connaissance disent qu’il faut remettre les gens au travail qui, trop souvent attendent que la manne tombe du ciel.

  • La priorité des priorités est que les africains eux-mêmes se mettent au travail, notamment ceux qui vivent en Europe, car ils ont généralement la formation et les moyens de mobiliser des correspondants en Afrique. Le SIAD a bien réussi dans ce domaine mais à une échelle beaucoup trop petite faute de moyens suffisants.

  • Il reste que tout passe par l’éducation et la formation. Repenser l’éducation serait bien utile dans beaucoup de circonstances car l’Afrique n’a guère été capable de lancer à grande échelle des formations professionnelles qui permettraient de disposer de techniciens dans les domaines les plus utiles selon les régions. L’école elle-même devrait être orientée dans le sens d’une formation à l’initiative, à la création d’activité et à la création d’entreprise. L’aide à l’éducation est probablement un type de dépense prioritaire sous des formes variées pouvant aller jusqu’à l’attribution de bourse pour les familles les plus démunies, la contrepartie étant la qualité du travail accompli…Contrairement à l’Allemagne, la France a peu développé ses filières professionnelles si ce n’est longtemps après le bac et insuffisamment comme le prouve le nombre de laissés pour compte en matière de formation. S’il faut dépenser de l’argent, c’est également dans ce domaine. Nous avons une ou deux expériences dans cette direction, en Afrique : autour d’une personne bien formée en électricité, menuiserie ou autre on peut lancer des formations de groupes qui pourront essaimer dans les villages.

  • En quatrième lieu, les nouvelles technologies ouvrent des perspectives nouvelles et très productives ; l’on connait cette entreprise au Kenya, je crois, qui a créé des logiciels de cours pour les jeunes écoliers qui sont utilisés par eux grâce à leurs portables. Cette initiative a suppléé les insuffisances de l’enseignement au quotidien et facilité la préparation d’examens comme le bac. Internet est également un outil de commercialisation bien utile pour vendre toute sorte de produits. Ici encore une aide financière peut aider de telles initiatives mais seulement si elles existent…Je connais plusieurs africain -e-s qui sont compétents dans ce domaine des nouvelles technologies et il existe de petits réseaux qui sont vraiment créatifs. Ils pourraient être à la base de pépinières de start up en Afrique.

 

Excusez-moi, je ne suis pas sûr de vous aider beaucoup avec ces remarques…

En ce qui concerne mon livre : « Choix militants au fil de la vie » préfacé par Jacque Moreau et édité par l’Harmattan. Voir le chapitre 8 : Eléments de réflexion sur la migration

Avec l’Harmattan, nous avons fait une video de présentation avec les références suivantes :

 

https://www.youtube.com/results?search_query=L%27Harmattan+Choix+militants+au+fil+de+la+vie

Si vous souhaitez vous procurer le livre, l’adresse, où l’on peut voir également la vidéo, est la suivante 

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=52962

 

 

 

Patrick FARBIAZ

 

ça marche pas comme ça malheureusement . Les engagements en terme d'APD n'ont jamais été respectés ni celles sur le climat . L'argent arrive quand les banques occidentales sont en danger. Le reste du monde peut crever. Le problème ce ne sont pas les bonnes solutions, il y en a plein, le problème c'est le mode de production, de consommation t d'échanges  qui va droit dans le mur en klaxonnant. des plans comme les vôtres, il y en a plein dans les cartons de l''OCDE, de la banque Mondiale, du PNUD ou de l'ONU. Malheureusement

 

 

Suzanne

 

Ca revient à dire : on vous paie, restez chez vous. C'est du néo-colonialisme. C'est innéficace.

 

 

Théodore

 

Plutôt qu’un SMIC distribué sans condition, ne serait-il pas plus efficace globalement, d’allouer des prêts à taux très faible (par exemple 0,02% ) à des aides à des auto-entrepreneurs ou à des micro PME.

 

 

 

 

Commentaires receuillis à partir du 5 juin

 

Michel Escoffier

 

c'est une bonne piste de réorienter les crédits publics vers un meilleur emploi pour atteindre leur but; maintenant il faut définir des pistes d'action pour mettre en oeuvre cette réorientation, en faisant attention qu'elle ne soit pas le prétexte à diminuer encore les crédits actuels

 

Michel Escoffier

 

 

 

Avis du 19 juin  d'un ami sahelien du Burkina sur la proposition

 

votre proposition et sans revenir sur les analyses faites il faut noter la pertinence de votre proposition.

En effet, cette proposition sous sa forme correspond un peu à ce qui se fait au Burkina sauf que dans le cas d’ici, les jeunes et femmes concernés en contrepartie de ce qu’on leurs donne offrent des services d’intérêt publique (nettoyage de lieux, voiries etc). Cependant cela reste limité car saisonnier.

En fait, si évidemment, l’octroi de SMC s’accompagne d’une formation de métier et d’accompagnement à l’installation, l’idée trouvera bien là son vrai sens. Autrement, il n’aurait d’effet de calmant de la crise. Comme souligné dans l’article, un des phénomènes de la crise reste la pression démographique africaine. Avec un autre aspect le pillage des ressources africaines par les multi nationaux et leurs valets locaux qui sont les dirigeants à la solde de leurs homologues européens. Cela risque d’aggraver la crise dans les années avenir.

La distribution d’argent aux jeunes ‘‘effet positif et négatif’’

Côté positif quelques exemples:

Calme la situation de crise main ne la guérit pas ;

Quelques-uns pourront s’insérer dans de corps de métiers ;

Au point négatif

Risque de créer une situation de dépendance chez certains bénéficiaires

Risque d’encourager la déresponsabilité des gouvernants

Au-delà de la distribution et formation en entreprenariat, il faudra aussi imaginer des propositions sur :

D’autres formes de coopération qui obligent les multi nationaux à supporter le coût de la crise.

La destruction économique des paysans africains par l’’envahissement des produits d’agriculture subventionnés. Autrement dit les jeunes formés et installés ne sont pas en mesure de concurrencer avec les produits (poulets, lait, pomme de terre) etc qui nous envahissent et sapent tous les efforts et mécanismes mise en place pour l’insertion des jeunes.  

L’accaparement des secteurs de production par les multi nationaux et autres

Travailler à la transformation de matière première sur place.

 

 

 

 

 

 

 

 


Les réactions

Avatar Luc Escoffier

François
Je trouve ton idée de revenu de base pour les pays les plus pauvres très intéressante.
3,25 milliards d'euros ne serait pas grand chose pour l'Europe, un bon investissement.
Mais voilà ou trouver 3,25 milliards ?
Le problème est toujours le même. Il est plus facile d'envoyer une sonde se poser sur une comète au fin fond du système solaire que de créer quelques milliards d'euros. De quelle couleur la voulez-vous vot' sonde ?
Pourquoi cela ? Parce que  ce sont les banques privées qui créent la monnaie et non les états, et quand l'état à besoin d'argent, il doit, tel un adulte sous curatelle, demander poliment l'autorisation aux banques de lui "prêter" cet argent, et avec intérêt s'il vous plait, et si vous pouvez modifier vos lois de manière à ce qu'on puisse encore plus aisément piller les ressources de votre pays, ce ne sera pas de refus.
Quelle folie d'emprunter aux riches l'argent dont on a besoin et de se mettre ainsi sous leur coupe !
 
Il y aura la semaine prochaine, en Suisse, (je crois que c'est le 8 juin), une votation pour retirer ou non aux banques privées le droit de création monétaire.  Je suis prêt à parier une épingle de nourrice contre un piano à queue, que cette votation (qui n'a aucune chance d'être acceptée) et qui est d'une importance capitale, n'aura droit à aucune place dans la presse mainstream, ni en France, ni à l'étranger. Les contempteurs de cette votation expliquent que, outre les effets catastrophiques, les comptes d'épargnes ne seraient plus rémunérés si une telle décision devait avoir lieue.
Moi, en tant que français, je veux bien ne plus percevoir 1 centime d'intérêt sur mes comptes si de l'autre côté l'état Français (c'est à dire nous) cesse de verser des intérêts au banques.
Chaque année, la France paie bon an mal an entre 50 et 60 milliards d'euros d'intérêt sur sa dette.  55 milliards divisés par 65 millions de français cela fait 846 euros par tête de pipe versés aux banques pour de l'argent crée ex nihilo. Mon livret A, qui est au maximum de sa capacité, m'a rapporté cette année environ 160 euros. Faites la différence, je veux bien ne plus jamais recevoir d'intérêt !
 
On croit que les banques participent à la création de la richesse en finançant l'économie. Rien n'est plus faux ! Le système bancaire ne crée pas de la richesse, il ne crée que de la misère et précarité.
Illustrons ce propos iconoclaste par un exemple saisissant : la Lybie.
 
Sous l'ère Kadhafi , la Lybie était le deuxième pays le plus riche d'Afrique. L'éducation et les soins étaient gratuits, l'endettement du pays était presque nul (La Libye est le dernier pays sur la liste des pays endettés ! La dette à 3,3% du PIB ! En France, elle est à 84,5% ! Aux USA à 88,9% ! Au Japon à 225,8% ! ). L’électricité à usage domestique était gratuite ! L’eau à usage domestique était gratuite ! Le prix d’un litre d’essence était de 0,08 Euros ! Les banques libyennes accordent des prêts sans intérêts ! Les citoyens n’ont pas d’impôts à payer, et la TVA n’existe pas ! Chaque famille libyenne, sur présentation du livret de famille, reçoit une aide de 300 Euros par mois ! Pour chaque étudiant voulant faire ses études à l’étranger, le « gouvernement » attribue une bourse de 1 627 Euros par mois !
Mais surtout la banque centrale libyenne est sous le contrôle de l'état, ce qui veut dire que lorsque la Lybie a besoin d'argent, elle le crée sans intérêt.
Voilà donc un pays bien malheureux de ne pas connaître les joies de l'endettement ! Heureusement que les anges gardiens Sarkozy et BHL ont délivré ce pays du mal. D'autant plus que ce fou de Kadhafi comptait proposer aux pays d'Afrique une monnaie panafricaine qui aurait permis à de nombreux pays de se libérer du franc CFA. Un crime de lèse majesté ! Autant dire qu'il était urgent que Kadhafi disparaisse et de remplacer la banque centrale libyenne par une banque privée, ce qui fus chose faite dès les première heure de l'insurrection à Benghazi.
Il faut bien se rendre compte que les banquiers ne prospère que grâce à une pénurie d'argent qu'elles on tout intérêt à entretenir. Si les états retrouvaient la souveraineté monétaire, la misère dans le monde pourrait rapidement être éradiqué.
Pour que l'économie fonctionne il faut 3 choses :

  1. Il faut des besoins, une demande. Les besoins sont immenses : santé, aides aux personnes âgées, constructions de logements, éducation, etc, etc.
    Il faut des personnes qui travaillent pour satisfaire cette demande. Ca tombe bien, car en France il y a environ 11 millions de personnes et de travailleurs pauvres.
    Il faut de l'argent
C'est un peu comme le triangle du feu : chaleur, combustible, comburant. Si l'un des trois vient à manquer le feu s'éteint.
A cause du système bancaire qui nous étrangle, argent est plus difficile à trouver que le pétrole. Quelle dérision ! Tous cela au bénéfice d'une classe qui s'enrichit et accumule de plus en plus aux dépens d'une autre qui se paupérise.
Pour en revenir à ton idée de revenu universel, je la trouve très bonne, mais on ne pourra la mettre en œuvre sans s'attaquer à la cause du problème.
Bien affectueusement
Luc
 
 
 
 
 
 
 
 

Le 01-06-2018 à 21:04:43

Avatar Joseph Chantraine

le problème n'est-il pas davantage de trouver les moyens de distribuer de manière efficace (c'est-à-dire avec le résultat que les destinataires pauvres reçoivent effectivement l'allocation), que de disposer d'un budget à un niveau internationnal ?

Mais par ailleurs, personnellement, j'aimerais que de telles propositions fassent l'objet de précisions sur les étapes, pas à pas, pour arriver à un tel merveilleux et magique résultat dans le monde réel dans lequel nous vivons. Quant à se passer d'un système  de banques plus que millénaire et ayant quand même permis un réel développement économique, il reste à inventer si vous n'avez pas des propositions concrètes à ce sujet ? Les utopies font avancer mais il faut les présenter avec un mode d'emploi.

Le 01-06-2018 à 23:14:22

Avatar Francois Escoffier

Ci-dessous une réponse de Xavier Bilbaut qu'il nous envoyé par mail 

L’article proposé s’inscrit dans le cadre d’une réflexion difficile sur la réorientation possible de l’accueil des migrants en Europe et les conditions dans lesquelles des revenus même modestes permettraient à de jeunes africains d’amorcer une activité professionnelle dans le pays où ils sont nés grâce à la mise en place d’un revenu de base à leur intention.
Je souscris sans réserve à une idée exprimée dans l’article selon laquelle tout migrant, quelque soit son origine, est susceptible d’apporter suffisamment de créativité pour changer sa vie. Que ce soit dans son environnement proche, ou dans son pays d’origine avec ou sans relai. Il y faut un coup de pouce qui va de la rencontre et du dialogue, à la formation et à une réflexion de groupe ou à un coup de pouce financier. L’article portant sur un camp de réfugié au Kenya et rapportant la manière dont les réfugiés créent leurs activités et leurs entreprises et tentent de faire vivre leur communauté sans tout attendre des Nations Unies est très révélateur à cet égard. La distribution de bons d’achat a permis de lancer ce cercle vertueux « consommation production » - Le coup de pouce -.
Sous-jacent à l’article est le problème de l’accueil des migrants. Au lieu de les accueillir à coup de jours de prison et de les rejeter en grande majorité et parfois avec violence vers tout lieu autre que le territoire européen, l’Europe serait bien inspirée de les accueillir correctement et de voir avec eux comment construire leur avenir, y compris dans le cadre d’un retour au pays. Comme le rappelle l’article, cette démarche impliquerait la mise en place de formations adaptées aussi bien dans les domaines techniques que de la gestion, par exemple. Cette formation pourrait trouver place concurremmment en Afrique et en Europe.
Une ultime remarque. L’idée du revenu de base peut être une bonne idée, si l’on en juge par l’expérience de la Namibie, mais la généralisation immédiate d’un tel processus m’apparait un peu utopique. Ne pourrait-on plutôt choisir, avec des migrants et des ONG intéressées, les lieux en Afrique où une telle démarche de lancement de l’entreprenariat pourrait être tentée. Une sorte de comité de coordination pourrait suivre ces expériences...
Xavier Bilbault 

Le 07-09-2018 à 16:40:22

Avatar Francois ESCOFFIR

Ci-après une première réponse de  Dominque SOMMIER

Bonjour François,

J’ai lu tes propositions de RB pour des jeunes africains ; il est bon d’avoir chiffré le cout pour l’UE et la France qui n’est pas énorme .
Mais je me dis : quid au bout des 2-3 ans de versement : la situation des jeunes aura t elle changé ? ils auront passé 2-3 années correctes ; ils auront pu dépenser un peu d’argent , au profit des produits importés ? et retrouveront la galère avec amertume ; et qui les formera et qui paiera les salaires des formateurs  et la formation reçue débouchera sur quoi ?
Voici qq interrogations

Dominique

Le 25-09-2018 à 17:22:51

Réagir


CAPTCHA