MORSI : partir ou rester ?

Le Président  Morsi est contesté au point que les opposants de toutes sortes et en premier lieu les liberaux demandent son départ.

Le Pésident Morsi a été élu régulierement, sans contestation.

Il n'a pas obtenu d'amélioration sur le front économique et social. Il est accusé à juste raison de dérives autoritaires.

Il aurait été bien étonnant que les nouveaux pouvoirs du printemps arabe aient obtenu des résultats dans l'année qui a suivi leur arrivée au pouvoir. IL aurait été également étonnant qu’ils aient des comportements parfaitement démocratiques alors que l'encre des textes des constitutions  à est peine sèche.
Si on admet q'un président élu régulierement doit démissioner parce qu'il échoue à améliorer sensiblement la situaton économique et sociale , c'est mettre  la main dans un engrenage dangereux et antidémocratique

Les opposants ont d'allieurs tout intéret à mettre en place un gouvernement commun avec les Frères musulmans, une fois trouvé un accord sur la constitution.

Car qui pourrait s'imaginer que l'opposition pourrait faire des miracles une fois au pouvoir. De plus elle aurait l'autre moitié de l'Egypte contre elle dès les premières déconvenues. L'Egypte a besoin entre autre de calme

Sans compter qu’il est indispensable que les Frères musulmans restent le temps necessaire au pouvoir (avec l'opposition vu la situation) pour bien persuader le peuple égyptien (et avant tout leurs électeurs), qu'on ne transforme pas d'un coup de baguette magique un pays  de 84 millions  habitants.

 Il doit tout de même ne pas être tres difficile (1) de prendre quelques mesures qui améliorent rapidement le sort de la population

Les seuls qui pourraient peut-être faire des miracles seraient les salafistes. Ils seraient sans doute arrosés par des millliards de dollars du Qatar. Mais il en faudrait beaucoup, et par ailleurs les salafistes manqueraient certainement de finesse, de pragmatisme (la tolérance doit être un gros mot pour eux) dans l'application de la charia.
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> Conclusion : les pays occidentaux ne devraient-ils pas  dire tout haut qu'un prèsident élu régulierement doit aller au terme de son mandat. Il doit  respecter la constitution sur laquelle la majorité des forces politiques (majorité et opposition) ont trouvé un accord préalablement
                                                                

                                                                François Escoffier    2 juillet 2013

                                                                    

(1) Le Président Sankara, du Burkina, une fois arrivé au pouvoir (par un coup d'Etat, certes) a aussitot fait installer l'électricité (groupes électrogenes) dans touts les petites villes du pays

 



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