Pour une école participative

"Propos recueillis auprès de 2 adolescentes lycéennes revenues il y a 5 ans en France.

 

Elles ont toutes les deux suivi un cursus international ou anglais dans les différents pays dans lesquels elles ont vécu (Asie, Amérique du nord, Amérique du sud, Angleterre).

 

Les deux jeunes filles s'accordent à dire que l'adaptation au système d'éducation français n'a pas été facile.

 

Il y a plusieurs raisons à cela: les horaires, les effectifs dans les classes, la transmission de l'enseignement, le rapport aux professeurs. 

Tout est différent, il faut donc un temps d'adaptation afin de comprendre le système français.

 

Dans les écoles internationales, les enfants sont plus "acteurs" que "spectateurs". 

Il faut dire que les effectifs sont réduits car ces écoles ont plus de moyens. 

Les classes accueillent entre 20 et 25 élèves maximum. 

Une des deux adolescentes dit que parfois ils étaient 15 par classe.

Les enfants sont alors plus sollicités pour participer. 

On leur demande beaucoup de faire appel à leur imagination. 

 

Ils doivent rendre beaucoup de "projets" sur des thèmes variés, ce sont nos exposés.

 

-"On n'a pas peur de parler devant les autres élèves car tout le monde nous encourage, les profs et les élèves" rapporte l'une d'entre elles.

-"Oui c'est vrai, on n'a pas peur de se tromper" rajoute l'autre jeune fille. En France, c'est un peu différent parfois car certains professeurs ne sont pas très encourageants et ni positifs .

Les jeunes filles parlent des longues heures assises sur leur chaise, au collège français, à recevoir un enseignement sans vraiment y participer.

-" Les journées sont longues et on s'ennuie".

Mais tout n'est pas négatif en France non plus, car elles reconnaissent que cela dépend des professeurs et qu'il y en a qui sont dynamiques et encourageants.

 

-"A l'étranger, j'aimais bien le rapport que j'avais avec mes profs, c'était comme des amis on rigolait bien, ici il y en a qui sont sympas mais ils n'ont pas trop de temps pour parler à la fin des cours".

Les jeunes filles sont conscientes que les emplois du temps des professeurs sont surchargés et que ce n'est pas évident pour les professeurs d'être toujours disponibles.

 

Puis l'une d'entre elles, évoque les heures de colle: -" je n'avais jamais connu ça avant, je l'ai très mal vécu même si je n'en ai jamais eu j'étais terrorisée à l'idée d'en avoir une." 

-"Certains professeurs nous menacent, au début j'avais peur mais maintenant même si je suis un peu stressée parfois je suis habituée".

 

François Escoffier  8 février 2015



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