Messieurs les Anglais sortez les premiers

 

 

Avez- vous entendu un seul français qui ferait tout pour retenir les anglais dans l'UE ?  Il est bien probable qu'il en serait de même des ressortissants des  26 autres pays européens.

 

En revanche, pour le moment les dirigeants européens ne versent pas d’huile sur le feu.  Le Président Van Rompuy qui avertissait le premier ministre David Cameron qu'il n’était pas possible de trier dans les politiques actuelles pour prendre celles qu'il préfère et rejeter celles qu'il aime le moins "a conclu "le départ du Royaume Uni de l'UE serait comme si un ami partait dans le désert".

                                                

Vous remarquerez que les mots employés changent: si les GB s'en vont ce serait grave pour eux'. Angela Merkel avait déclaré il y a quelques semaines que ce serait regrettable pour l'UE car ils ont un grand sens pragmatique.

 

Ne serait-il pas préférable de laisser partir les anglais car souvenez vous de l'AELE, mise en place par les GB pour faire pièce à l'UE il n'en reste strictement rien ´ tout juste quelques traces dans les mémoires

 

Si nos amis anglais, et oui nos amis anglais, ce n’est pas parce que nous les 26 envisageons différemment notre avenir en sein de l’UE que nous allons nous brouiller avec eux.

Même s'ils quittent l’UÉ rien n'empêche de poursuivre, de multiplier les collaborations bilatérales trilatérales, nous avons collaboré avec eux sur la chute de Kadhafi, nous collaborons à plusieurs sur l'aéronautique (EADS) ,et ils ne sont pour rien dans l'échec de la fusion EADS BAE.

 

Des nouvelles collaborations dans la production d'armement européen sont non seulement souhaitables, possibles mais indispensables.

 

Un point les fâchera: vous vous souvenez, un membre influent du Directoire de la BCE Christian Noyer avait souhaité le 3 décembre : «que la plus grosse part des échanges en euros soit accomplie dans la zone euro elle-même plutôt qu'à la City de Londres, il n'est pas logique que le centre financier le plus actif pour (gérer) notre monnaie ou fournir des services au sein de notre union économique soit basé à l'étranger  et il conclut : «Les autorités américaines ne sont pas opposées au fait que le dollar soit échangé à Londres, mais elles font très attention à ce que l'essentiel des transactions ne soit pas réalisé en dehors des Etats-Unis. Nous sommes pareil ».Le lendemain Le Figaro titrait « Le gouverneur de la Banque de France affole la City » .A supposer que cela se fasse, la City trouvera bien autre chose pour combler cette perte d'activité.

 

Si les anglais décident de quitter l'UE, ce divorce doit se faire à l'amiable, afin que chacun puisse vivre sa vie comme il l'entend tout en continuant à collaborer dans l'intérêt des générations présentes et à venir.

 

                                              François Escoffier Le 7 janvier 2013

Vous pouvez écrire soit sur le site soit à l’adresse suivante pupi.site@gmail.com



Réagir


CAPTCHA