EDF et les EPR anglais: vers un crash ?

 

 

En octobre 2014, EDF signe un contrat pour deux EPR

en Grande Bretagne pour 18 mrds d'euros

 

Jeudi 3 mars 2016 le directeur financier d'EDF démissionne sur fond de désaccord sur le projet de construction des EPR anglais. Les syndicats estiment aussi , que ce projet met en cause l'existence d'EDF.

 

Pour s'en convaincre il suffit de regarder ce qui se passe autour des EPR en construction. Celui d'Olkiluoto en Finlande, celui de Flamanville en France et  pour celui de Taishan en Chine,  la situation serait à priori meilleure

 

Sciences et Avenir titre en septembre 2014 : 9 ans de retard. "L'EPR finlandais d'Areva n'en finit pas de finir".  La mise en service est prévue pour 2018 (?) . Sa construction a été lancée en 2005, il devait fonctionner en 2009. Il devait coûter entre 3 et 3,5 mrds d'euros, il en couterait 7,4 mrds d'après un article du Figaro de septembre 2014.

 

Titre du Monde du 21 avril 2014 : EPR de Flamanville de plus en plus en retard, de plus en plus couteux . Début des travaux en 2007, mise en service prevue 2012, à ce jour 2018, cout initial 3,3 mrds d'euros, à ce jour 9 mrds).

 

En Chine,  un des deux EPR aurait dû être livré fin 2015 (ils devaient entrer en service entre 2013 et 2014) . Nous n'avons pas d'informations sur les coûts.

 

Il nous parait totalement aberrant qu'EDF se lance dans la construction de 2 nouveaux EPR sans avoir terminé et mis en service les sites existants. Il ne faut pas oublier qu'EDF doit conscacrer également des sommes très importantes pour la rénovation et l'entretien de son parc actuel. Il nous paraitrait sensé d'attendre la mise en service du premier réacteur chinois et de prendre une décision dans l'année qui suit sa mise en service.

 

Notre Président a assuré D. Cameron qu'EDF ne se désengagerait pas de ce contrat, nous sommes davantage surpris qu'Emmanuel Macron  ait pris la même position.  L'argument: on va laisser la place à la concurrence. Et alors ! Il vaut mieux patienter que de risquer de disparaitre (en fait d'appeler au secours l'Etat pour combler les pertes). Risquer de laisser la place  à la concurrence signifie que cette dernière à des offres différentes, moins couteues et plus sûres.  EDF n'a rien à offrir à la place des EPR.

 

Nous espérons nous tromper. Rendez-vous dans les années qui suivent.

 

François Escoffier 13 mars 2016

 

 

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Les réactions

Avatar Joseph Chantraine

Je pense que tu as totalement raison. Comment peut-on suivre aveuglément semble-t-il, les souhaits des promoteurs de chez EDF et s'enfermer dans des logiques aussi coûteuses qui défient le bon sens. Les hommes politiques le perdent-ils pour suivre des intérêts économiques particuliers au détriment de ceux de l'ensemble de la population ?
Joseph Chantraine, le 15 mars 2016

Le 15-03-2016 à 13:42:16

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