Adhésion à l'UE

PAS D'ADHESION A L'UE  POUR UN PAYS ISSU D'UN DEMEMBREMENT

DE L'UN DE SES MEMBRES

 

 

Dans un passé récent la Yougoslavie a éclaté et de ce fait deux  des pays, la Slovénie et la Croatie ont adhéré à  l’UE, en attendant la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Macédoine, le Monténégro,  le Kosovo. Il en a été de même pour la Tchécoslovaquie. L'Ecosse a été à deux doigts de se trouver dans la même situation.   La Belgique pourrait suivre ....

 

Et pourquoi pas l'Italie avec la Padanie (Italie du Nord). La Catalogne rêve aussi d'être indépendante.  

 

Dans plusieurs cas, c’est la région la plus riche qui veut partir, elle ne veut plus partager avec les autres, elle a l'impression de payer pour les autres. A raisonner de la sorte la région la plus pauvre finirait  seule.  Mais Le droit des peuples à disposer d’eux –mêmes est aussi à prendre en considération

 

Sans compte que ces éclatements sont des encouragements à des demandes similaires dans d'autres pays de l'UE

 

Une fois qu'un pays de l'UE a été démembré  par accord tacite ou non entre ses entités, le ou les pays issus de l'éclatement ne devraient pas pouvoir adhérer individuellement à l'UE, mais devraient continuer à faire partie de la représentation  du pays dont ils viennent de se séparer.  A eux de  s'entendre sur la représentation au sein des instances de l'UE. Pour le Parlement ce serait facile, elle se ferait au prorata de la population.  Pour la Commission le partage serait plus délicat. 

 

Qu'en pensez vous ?

 

 

                                                  François Escoffier  08/10/2014

 

 

 

Commentaire de Joseph Chantraine:

 

1. Il est toujours délicat de croire pertinent, avec les informations parfois trop limitées dont on dispose, qu’on puisse se substituer à un Etat et lui donner une leçon sur ce qu’il faudrait faire. Mais des suggestions peuvent toujours être proposées, modestement, en rappelant qu’on est ouvert à des compléments d’informations et à des modifications de ces suggestions.

 

2. C’est exact que c’est le plus souvent l’entité la plus forte qui veut se séparer et que « la raison du plus fort… n’est pas toujours la meilleure»,  si on se place à un niveau plus large d’observations des intérêts cependant interdépendants des communautés concernées.

Mais ce qu’on croit parfois être, vu de l’extérieur, une solidarité plus juste, peut être perçu comme une forme d’ignorance des réalités, une surdité, un aveuglement devant les réalités. Retirer des avantages au plus fort doit être compris et progressivement accepté pour que notre vision extérieure puisse être admise. Il faut prouver que cette vision n’est ni sourde ni aveugle, qu’elle respecte les soifs d’identité des diverses entités mais suggère un regard sur des intérêts à plus long terme (par exemple plus visionnaire qu’une campagne électorale) plus réalistes, plus durables parce que mieux acceptés, concrétisés dans la persuasion et pas seulement par la force.

Alors, alors seulement, il est possible de faire entendre par quelques uns d’abord, puis par beaucoup, une voie de sagesse et de patience imposant un compromis durablement plus avantageux pour tous.

 

3. L’idée d’imposer pour faire droit à une demande d’émancipation, de continuer à faire partie de la même représentation dans les instances européennes, me paraît excellente. 

Elle contraint à poursuivre un dialogue interne au sein de l’Etat Membre : l’engagement d’une ouverture et d’un dialogue sur un processus de représentation distincte et de relative autonomie, permet à l’entité désireuse de se séparer d’être assurée qu’elle a été entendue jusqu’au niveau européen et qu’elle peut effectivement engager sur ce point un dialogue concret avec l’entité moins avantagée qui ne veut pas de cette séparation. 

Avoir été entendu va souvent atténuer la véhémence et l’impatience de la revendication de l’entité la plus forte ainsi que l’ouverture à un réalisme sur les répercussions concrètes pour tous, des accroissements d’autonomie. Cela donnera le plus souvent des gages à ceux qui veulent une solution sage et plus juste, cela permet de faire valoir que le dialogue peut être plus payant et plus durable que le passage en force dont on mesure souvent trop peu l’ensemble des coûts et toutes les répercussions.

 

Joseph Chantraine

joseph.chantraine@gmail.com

 



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